6 choses que les mauvais joueurs de poker font

Nous allons vous apprendre… à penser comme les mauvais joueurs de poker. Non pas pour que vous reproduisiez les mêmes erreurs, mais pour comprendre leur façon de penser afin d’exploiter leurs faiblesses et traduire cela en profit.

Michel joue au poker depuis 30 ans, il n’a jamais étudié le jeu. Il joue pour le plaisir avec ses amis. Il n’est pas là pour faire du profit, mais pour gagner des mains. C’est là toute la grande différence. Gardez toujours cette approche en tête, cela “justifiera” sa manière de jouer. Soyons honnête, Michel fait partie de la catégorie des mauvais joueurs de poker.

Les erreurs les plus fréquentes des mauvais joueurs de poker

  1. Le limp c’est tabou, on en viendra tous à bout

    Son move préféré preflop est le limp. Il va autant limper  que sa paire de  ou encore , des broadways. Du coup, cela peut être fort coûteux s’il touche par exemple top pair avec un kicker malade. Il a top pair et se voit devant. Il ne saura pas là coucher. Pas une seconde il se dit qu’il peut être face à un meilleur as.

    Il ne sait pas coucher top pair, il paiera 3 streets avec son as mal kické et répétera une phrase qu’il a entendu autour d’une table en cherchant de la compassion et en se justifiant : “C’est une config, je ne pouvais pas m’en sortir”.

  2. Quoi de mieux que le limp? Le limp-call pardi!

    Il va aussi devenir émotionnel lorsqu’il aura un joueur agro à sa table qui le 3bet un peu trop souvent à son goût, donc sans doute light parfois. Du coup, comme il veut voir le flop avec ses mains spéculatives en ayant aucune idée du potentiel réel et de la valeur de sa main, il va ajuste sa stratégie et décidera de faire du limp-call preflop pour pouvoir soutenir les relances du joueur agressif à sa gauche sans que cela ne lui coûte trop cher. Il fallait y penser! (NDLR : ironique pour ceux qui n’ont pas compris).

    Mais il ne va pas s’ajuster plus que ça. Il ne va pas se dire que son adversaire est peut-être light et qu’il ne peut pas tout le temps avoir des mains. Son plan c’est limp-call et après on verra. Au pire ça ne lui a pas coûté trop cher et s’il ne touche pas au flop, il abandonnera le coup.

  3. Il surjoue ses grosses mains

    Michel va faire des très grosses relances avec ses grosses mains (QQ+). Il a un attachement émotionnel avec ces mains et ne veut pas se les faire craquer. C’est compréhensible, il les touche trop rarement pour se permettre de les perdre. Autant il veut remporter les mains qui ne sont pas faites, autant il ne veut pas perdre ses grosses mains faites. L’approche est quelque peu différente et cela influencera sa manière de jouer. Maximiser ses grosses mains est une notion inconnue, aussi lointaine que ses cours d’allemand en 7e dans la classe de Madame Bäumer. On le répète, il n’est pas là pour faire du profit. Il est là pour remporter des mains et prendre un maximum de plaisir.

    S’il fait une grosse relance depuis les blinds, cela veut forcément dire qu’il a une grosse main. Il n’est pas entrain de bluffer. Jamais il ne partira en squeeze, jamais il ne s’aventurerait dans un tel move avec en se disant qu’il a une bonne équité au flop avec une main tout à fait intéressante.

  4. Il est marié à la paire d’as

    Il va aussi avoir un attachement émotionnel avec sa paire d’as. Il ne parviendra pas à la lâcher. Pour faire simple, il est marié avec la paire d’as. Pour le meilleur et pour le pire. Il risque de perdre gros si son adversaire touche 2 paires ou mieux. Le plus intéressant sur sa manière de la jouer? Lorsque le flop est hyper-connecté et que la scary card sort. Celle qui peut potentiellement améliorer une main adverse. Par exemple un troisième pique qui tombe à la turn, ou alors la straight qui rentre, ou encore une doublante.

    En général, lorsque ça arrive, Michel a tendance à miser une grosse patate pour arrêter le coup. Il se dit que là ça commence à puer et qu’il se contenterait de prendre ce qu’il y a au milieu. Hélas pour lui, il ne le sais pas encore, mais il va perdre son tapis dans les instants qui suivent.

  5. On ne l’aura pas trois fois

    Michel n’a pas eu de chance aujourd’hui. Il a eu deux fois les as et on les lui a craqué les deux fois. Il va faire un gros raise de 8x preflop. Tout le monde va coucher et il retournera une paire d’as en soupirant “Je ne voulais pas me la faire craquer une troisième fois”. Bah oui, logique… . Prodigieux d’ingéniosité. La qualité première des mauvais joueurs de poker.

  6. Il joue de manière passive

    Michel n’a aucun plan de jeu. Ni preflop, ni postflop. Ou plutôt si, il en a un, mais il n’est pas tout à fait au point.

    Son plan : si je touche, je mise. Si je ne touche pas, je check-fold. Quoi que… si je touche mon as, je suis super fort.

    Du coup, Fischou risque de vous payer avec hauteur as au flop. Cela peut se justifier, mais dans ce cas, il ne se dit pas qu’il est devant ou qu’il veut partir en float, non, il se dit qu’il peut le toucher à la turn. Après tout, il reste en théorie encore 3 as dans le deck. Limpide.

    Cela étant dit, s’il mise, il y a peu de chance que votre bottom pair soit devant.

    La passivité chez lui, c’est un leitmotiv. Il a relancé preflop avec . Il a deux payeurs. Le flop dévoile . Que fait Michel? Il check évidemment. Il n’a pas touché. Alors oui, il a un tirage ventral et pourrait toucher un jack à la turn. Mais bon… . Certes il a deux overcards. En fait, il joue quand même pas mal de cartes. Et c’est vrai qu’en misant, il pourrait même remporter le pot si ses adversaires n’ont pas touché. Tout compte fait, ce n’est peut-être pas la meilleure façon de jouer ce coup de manière passive. Qu’en penses-tu Michel?

Petit fish veut devenir top shark

Si vous vous appelez Michel, heu… rien de personnel, hein. Il fallait un nom et voilà. Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Quoi que. Si vous faîtes partie de l’élite des mauvais joueurs de poker et que vous faîtes pratiquement toutes ces choses, ce n’est pas grave. Vous pouvez toujours vous améliorer en étudiant le jeu. Pas comme Michel.

Vous voulez en savoir un peu plus? Retrouvez les fondamentaux du poker dans le livre “Poker Texas Hold’em Poche Pour les Nuls

Vous avez également la possibilité de lire d’autres articles sur des sujets se rapprochant sur notre site comme par exemple sur la façon de repérer un fish à la table ou encore les 12 erreurs de débutant à éviter au poker.

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