De La Maison Du Bluff à Pokerstars, Abou Sy partage sa passion du poker

Abou Sy est un passionné de poker. C’est son sujet de discussion favori. Et il en parle avec tout le monde. Disponible, charismatique, sympa, Abou était taillé pour les réseaux sociaux.  PokerStars, La Maison Du Bluff, ses anecdotes, il répond à nos questions avec la gentillesse et l’humilité qui le caractérise.

Abou Sy : “J’aurais complètement perdu les pédales si je n’avais pas découvert le poker alors que j’avais déjà 30 ans révolu !”

Qui est Abou Sy?

Un bon vivant né le 28 janvier 1981 en région parisienne. Passionné de gastronomie et de foodpoornomie, passionné d’échecs, de football, de l’OM, et de poker depuis 5 bonnes années.

Bon on te pose la question directe. Es-tu de la famille d’Omar Sy?

Le nom “SY” est aussi répandu dans le Sahel que “Dupont” l’est en France. L’acteur n’est pas mon frère mais, ironie du sort, mon petit frère s’appelle aussi Omar. Des fois je dis “oui Omar c’est mon frère”. Enfin, quand elle est mignonne quoi (rire).

Chacun a commencé le poker pour une certaine raison. Quelle était la tienne ?

J’ai commencé à jouer avec des collègues qui m’ont mis le pied à l’étrier. Très vite, je doublais régulièrement mon salaire. Du coup, j’ai continué à jouer. Au départ pour continuer à doubler mon salaire.

Comment décrirais-tu ton style?

Mon style ?! Plutôt beau gosse, un peu de bidon, mais des épaules très solides (rire). Ah, je crois que l’on parlait de poker. J’ai un style de jeu que je ne parviens pas à définir aujourd’hui. J’ai, à tort ou à raison, tellement écouté, échangé, appliqué des conseils/coaching venus de joueurs différents. Mon jeu est le fruit d’un énorme gang bang entre ces petits plus qu’on m’a apporté.

“Pour bosser son poker, je pense qu’il est indispensable de pratiquer du poker online avec un volume très conséquent.”
[ Abou Sy ]

Comment travailles-tu ton poker?

Je ne le travaille pas autant que j’aimerais. Pour bosser son poker, je pense qu’il est indispensable de pratiquer du poker online avec un volume très conséquent. Multiplier les séquences de jeu, ajuster ses ranges d’open, de défenses, de resteal, etc. Seul le online et le multitabling permet efficacement d’avancer sur ces points là. C’est important d’échanger et de discuter technique avec des joueurs référents. Il faut aussi regarder des vidéos stratégiques, faire des reviews de ses tournois et de celles des top joueurs online. Tout ceci demande énormément de temps. Seulement, le gros de mon temps, je l’accorde en priorité à mon activité professionnelle en toute logique.

Quel est le premier livre de poker que tu as lu et qu’est-ce ça t’a apporté?

Le premier livre c’est “Kill Elky – Gagnez rapidement en tournois. J’ai très vite abandonné car il y avait des notions beaucoup trop poussées pour mon niveau de jeu de l’époque. J’étais perdu. Plus tard, j’ai lu “La machine à gagner” d’Alexis Laipsker. Je l’ai trouvé beaucoup plus accessible pour les fishs de mon calibre. Il y avait des notions bien plus simples à comprendre et à appliquer. Suite à la lecture de l’Ebook à l’époque, et en m’évertuant à appliquer ce que j’avais lu, coïncidence ou pas : je gagnais un micro séries sur PokerStars face à 3’000 joueurs.

Quel livre conseillerais-tu?

Au delà de l’amitié que j’ai pour Alexis, je recommande son livre “La machine à gagner” pour les raisons que j’ai citées précédemment.

Qui est ton joueur préféré et pourquoi?

J’ai un énorme faible pour Martin Jacobson. Je le trouve tellement simple, sobre et efficace qu’il force un peu mon admiration.

Raconte-nous comment tu avais fait pour intégrer La Maison Du Bluff.

J’avais intégré La Maison Du Bluff en me qualifiant sur Internet. Une vidéo de Loic Xans “Dans le carré” des conditions de ma qualif d’ailleurs est disponible sur YouTube.

Sauf erreur, tu avais aussi participé à l’émission de coaching “Le Parrain”. Correct? On avait senti ta passion à discuter des coups.

Oui, j’ai participé à l’émission de Tapis Volant et de Ponce P. J’avais pris évidement énormément de plaisir à le faire. Je recevais dès lors des conseils pour ajuster mon jeu de la part d’un joueur que j’adore, tant humainement que pokeristiquement. Tant mieux si les viewers ont pu ressentir l’authenticité de ma passion.

LMDB, Le Parrain, Abou Sy à Koh-Lanta c’est pour quand?

Koh-Lanta ???? Jamais ! L’un de mes vrais plaisirs dans la vie consiste à manger ce que je veux, où je veux, et quand je veux. Je me sens très malheureux lorsque je m’exclus de ce leitmotiv ! Puis, sauter du bateau pour rejoindre l’île à la nage… . Je ne suis pas sûr de savoir nager, je me cherche encore sur ce point.

Plus sérieusement, avant de participer à LMDB tu avais déjà une certaine renommée, un nom en ligne. Comment as-tu fait pour avoir ce petit nom?

Mon petit nom ?! En effet j’ai un petit nom depuis ma naissance : SY c’est seulement deux lettres ! J’aurais dû naître malgache (rire). Plus sérieusement, si tu parles de ma “renommée” dans ce petit microcosme : je pense que le fait que l’on soit dans un microcosme, les personnalités qui ont un peu de charisme, un poil de savoir vivre, d’ouverture d’esprit et d’ouverture aux autres, sont les personnes qui ressortent un peu du moule. Voilà tout à mon avis.

Raconte-nous la collaboration avec PokerStars.

Un rêve ! J’ai eu la chance de gagner un premier contrat suite à mon passage dans LMDB. Les internautes et les téléspectateurs m’ont massivement choisi pour gagner l’un des deux contrats mis en jeu. Suite à cette première année, j’ai eu une proposition de reconduction que j’ai accepté volontiers pour une seconde année. En tant que joueur amateur et passionné, être l’ambassadeur d’une room du prestige de PokerStars est un véritable honneur. Cela nourrit beaucoup de fantasmes, de pression, de jalousies, etc… . Mais globalement c’est une très belle expérience de vie que je ne suis pas prêt d’oublier !

Quel est le joueur à suivre ces prochaines années ?

J’ai vraiment beaucoup de mal à te dire. Je suis de près mes amis et je leur souhaite tout le succès qu’il mérite. Mais je n’ai pas un œil observateur au point d’affirmer qu’il faut suivre tel ou tel joueurs. Donc je vous invite à suivre mes amis Franck Kalfon mais surtout Clement Maestracci, énorme joueur de cash game reconverti au MTT.

Quelle est la personnalité du poker qui t’a le plus impressionné ces dernières années ?

Sans grand débat Laurent Polito. Il a gagné 4 titres WPT et un titre High Roller WPT. Dans le même temps, il a gagné le Main Event des WinaSeries. Donc online et en live, c’est juste faaaabuleux. Il est d’une humilité qui me choque. La marque des génies bien souvent. Pendant que les “génies”  de mon calibre s’extasient au moindre deeprun de micro limite online ! J’ai le plaisir de bosser avec lui depuis bientôt un an. Il est tout aussi fort dans le boulot qu’au poker. Man of those years pour moi !

As-tu une anecdote autour d’une table à nous partager ?

J’en ai beaucoup trop. Allez au choix une dédicace à mon frérot Omar Lakhdari. J’ai 3 jours de poker dans les mains, je me retrouve a l’ACF sur une table de cash game. Hormis mon charisme et ma boule à zéro, je n’ai aucune technique. Je suis convaincu que pour gagner un coup il faut miser, miser, miser! Sur un board où Omar a floppé carré, j’avais donc décidé d’appliquer ma stratégie et de 3-barrels all-in. A la river je m’apprêtais à tout mettre dedans et, instinctivement et pour une raison que je ne saurai jamais, Omar se saisit de ma main et me dit “stop” avant de me retourner son carré d’as floppé ! Grande classe. L’avenir me confirma la classe du mec. Ses résultats ne sont pas le fruit du hasard : la classe ça paie ! Bon, il m’a évité également de rentrer chez moi ce soir là, et d’écrire sur mon relevé de banque “Omar m’a tuer” (rire).

Si tu devais donner un conseil à un jeune joueur, quel serait-il ?

La vie professionnelle et les études avant tout ! Ne jamais sacrifier sa vie pour ce jeu. Il est envisageable de migrer vers une vie de joueur professionnel après avoir gagné une somme qui permet réellement de digérer la transition. Mais vraiment pas avant d’avoir franchi ce cap. On met en avant que les succès dans ce jeu, mais les détresses bien plus nombreuses sont réelles. J’aurais complètement perdu les pédales si je n’avais pas découvert ce jeu alors que j’avais déjà 30 ans révolu ! Donc warning les jeunes ! On bosse, on étudie, et sur le temps libre on s’amuse.

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